Proyectos de responsabilidad social

PROJET DE TOURISME RURAL COMMUNAUTAIRE ET DE MAISONS CHEZ L’HABITANT Q’ESWACHAKA

Le tourisme rural communautaire est une activité tourtistique qui se développe en milieu rural, de manière planifiée et durable, basée sur la participation des populations locales et organisée pour les bienfaits de la communauté. Ce projet met l’accent sur le « Développement d’une offre touristique compétitive et durable » comme la stratégie de lutte contre la pauvreté. Grâce à celle-ci, le projet aide les populations à maintenir leurs traditions, leurs coutumes ainsi que leurs manières de vivre singulières. Le projet de logement chez l’habitant a pour objectif d’améliorer la qualité de vie des populations en alliant le tourisme « au quotidien » et l’artisanat où les habitants sont acteurs de ces activités.

Parmi les objectifs de développeemnt du MILENO et du développement durable ONU-2016 se trouve le tourisme rural communataire. Voici les objectifs plus détaillés :

  • Mettre fin à toutes formes de pauvreté.
  • Garantir une vie saine et promouvoir le bien-être de tous et pour tous.
  • Garantir une intégration scolaire, égalitaire et de qualité en faisant la promotion des opportunités d’apprentissage pour la population à vie.
  • Promouvoir la croissance économique inclusive et durable, le plein emploi productif et le travail décent.
  • Développer des infrastructures durables, fiables et de qualité pour appuyer le développement économique et le bien-être humain.

LES ACTIVITES AVEC LES FAMILLES

L’association « Patronato de Cultura Machupicchu » encourage la commémoration du pont inca Q’eswachaka dans les communautés impliquées. Depuis 2015, elles assurent le service d’hébergement chez l’habitant à cet endroit. Voici les autres activités qu’elles proposent:

  • Randonnée jusqu’au pont.
  • Offrande à la Pachamama(Mère Nature).
  • Atelier de reconstitution du tissage du pont.
  • Atelier de cuisine typique.
  • Présentation des vêtements typiques et artisanat.

LA CÉLÉBRATION DU PONT INCA DE Q’ESWACHAKA

« À leur arrivée sur le territoire de Tawantinsuyo, les Espagnols ont été émerveillés et surpris par la qualité et la diversité des ponts du vaste réseau de chemins incas. Les ponts suspendus ont mérité une mention spéciale puisqu’ils étaient fabriqués à partir de fibre végétale ou de paille ce qui provoqua non seulement l’admiration mais aussi une certaine reconnaissance pour la technique utilisée. L’admiration était telle qu’au fil des années, journalistes et voyageurs ont tous décrit avec enthousiasme le travail des Incas pour la construction des ponts de paille suspendus. Le plus admirable est la tradition de cette ancienne technique liée à des rituels et au système de travail communautaire qui a su être perpetuée jusqu’à aujourd’hui. Après plus de 500 ans, la culture immatérielle des Incas peut être encore observée. Le pont inca se trouve dans la communauté rurale de Huinchiri, dans le quartier de Quehue, province de Canas (région de Cusco).


LE PREMIER JOUR

Ce jour commence par une offrande faite au cours de la cérémonie en l’honneur d’Apu tutelar Quinsallawi. Le matériel principal « qoya ichu » qui a été récolté auparavant, est apporté par les quatre communautés. La femme andine participe activement à cette tâche puisqu’elle est chargée de tailler la première cordelette aussi appelée « qheswa ». Au cours de l’après-midi, les hommes qui étaient séparés en deux groupes se réunissent de chaque côté du pont et tendent d’un bout à l’autre les cordelettes tressées par le chakaruhac (ingénieur inca) pour former la qheswaska ou la grande tresse.

LE DEUXIÈME JOUR

Cette journée débute par retirer les vieilles cordes qui se trouvent encore attachées à des clous de pierre. qui reviendront attacher les nouvelles tresses commenceront à lancer les cordes d’une extrêmité à l’autre. Le fait de tresser les cordes prend autant de temps que d’attacher les câbles. Pour finir, les quatre grosses cordes qui servent de base et de garde-corps ou rampes sont installées.

LE TROISIÈME JOUR

La construction s’achève par l’assemblage des rampes et de la surface du pont qui serviront pour la traversée. Une fois le pont terminé, l’inauguration peut commencer avec des musiques et des danses locales.

FESTIVITÉS

La reconstruction du pont de Q’eswachaka se déroule chaque année au mois de juin. Elle dure trois jours de dur labeur et se termine le quatrième jour avec un magnifique festival de danses locales exécutées par les populations des quatre communautés. La rénovation de Q’eswachaka implique principalement le remplacement physique de la structure centrale, mais pas seulement ! Il est aussi la preuve qu’il existe toujours de nombreuses traditions, techniques et cérémonies qui ont survécu au temps qui passe et qui montre que la culture andine est toujours vivante.

LE PROJET D’HABITATION RURALE MODERNISÉE

Les hébergements chez l’habitant sont situés dans un rayon de 30 à 40 km autour de Cuzco et dans le sud du Pérou. Les habitants vivent dans des villages qui se trouvent entre 3’400m et 3’900m d’altitude. Leurs activités sont principalement composées d’agriculture, d’élevage de brebis et d’artisanat dont le plus remarquable est le tissage à la main. Les autres communautés habitent sur les îles du lac Titicaca. Les activités qu’elles réalisent sont similaires à celles mentionnées mais dans ce cas précis, la pêche constitue une ressource supplémentaire. Depuis 2004, l’agence de voyages Tierras de los Andes élabore un plan en collaboration avec l’association « Patronato de Cultura Machupicchu » et les communautés andines qui consiste à pouvoir accueillir les touristes au sein de leurs maisons et de leurs familles, dans les villages sur les hauteurs de la vallée sacrée des Incas et sur les rives du lac Titicaca. Pour qu’aujourd’hui un service simple mais de qualité puisse être proposé, un accord digne de confiance avec les populations locales a été conclu. De plus, le lien de confiance qui a été tissé a permis de développer un type de tourisme ancré dans les valeurs culturelles de ces régions. Les habitants andins pourront constamment améliorer leurs conditions de vie grâce aux bénefices générés par le tourisme.

Ce projet voudrait rencontrer d’autres ONG capables d’envoyer des volontaires pour aider à la rénovation d’autres hébergements et à l’émergence d’autres projets de ce type ou pour aider dans les activités du quotidien comme l’agriculture ou l’éducation des enfants. Par ailleurs, il serait intéressant de pouvoir obtenir des ressources provenant des organismes de microcrédit pour l’achat de matériel de construction.


L’HISTOIRE DU PROJET

Le projet des « casas vivienciales » avec les populations andines a vu le jour en 2004 par l’initiative de l’agence de voyages Tierras de los Andes en compagnie du « Patronato de Cultura Machupicchu » et des communautés riches en patrimoine et ayant le désir de partager leurs savoirs-faire à travers le tourisme. Pour rendre viable les logements qui étaient à l’origine très précaires, Tierras de los Andes et le « Patronato de Cultura Machupicchu » se sont accordés sur le fait d’aider ces quatre communatés à travers l’’attribution de prêts pour la rénovation de ces logements et en contrepartie les rendre habitables pour accueillir les touristes. Ainsi, chaque année, des formations sont dispensées dans ces communautés pour que les habitants puissent répondre aux demandes de cette nouvelle activité.

Tourisme communautaire - Patabamba

LES OBJECTIFS DU PROJET

Le « Patronato de Cultura Machupicchu » souhaite aujourd’hui pouvoir mettre en place grâce au volontariat des circuits spécifiques ayant pour but le tousime rural communautaire adapté à tous types de personnes et de budgets, seul ou en groupe. Ceci répond au besoin formulé par les communautés souhaitant que la saison soit complète et que les touristes restent plus longtemps avec une intention d’échanger davantage. Il ne reste donc plus qu’à attendre que de nombreux volontaires s’intéressent aux communautés. Ceci permettrait aux communautés d’améliorer leur qualité de vie tout en exerçant une activité complémentaire. Ce n’est en aucun cas la perte d’identité des communautés, de leurs coutumes, ni de leurs activités traditionnelles (l’agriculture, l’élevage de brebis et l’artisanat).

POUR QUI

Depuis quatre ans, ces logements reçoivent des touristes provenant de circuits de trekking alternatif. L’agence Tierras de los Andes se mobilise pour le tourisme communautaire et souhaite réaliser ses propres circuits spécifiques dans le secteur du tourisme rural. Les ONG étaient présentes dans les villages de Chinchero, Huchuyqosqo et Patabamba (pour la construction des services hygiéniques). Au niveau national, le MINCETUR (Minsitère du Commerce International et du Tourisme) encourage cette nouvelle tendance du tourisme au Pérou tout en mettant en place un plan stratégique, des méthodologies, une promotion, une organisation d’évènements et l’implication des acteurs du tourisme.

LES PROBLÈMES RENCONTRÉS

Le manque de ressources pour l’achat de matériaux de construction et le besoin de formation constante des familles qui accueillent les touristes dans certains villages est un défi. Par manque d’informations de la part de la demande sur les installations nécessaires, certains touristes se sont plaints du manque d’eau chaude, chose inconfortable pour eux.

LE PROJET D’UN JARDIN BOTANIQUE DE PLANTES ENDÉMIQUES – ZURITE

Dans le quartier de Zurite (province d’Anta), une architecture agricole faite de plateformes aux dimensions monumentales et de murs de soutènement de plus de trois mètres de haut peut être découvert. Un type de plateforme est réservé à l’agriculture tandis que l’autre à la fonction de support. Actuellement, ce lieu est utilisé par la station expérimentale agricole où se réalisent des travaux de conservation et d’amélioration d’espèces andines.

Avec cet exemple de conservation de la flore locale, il est prévu de promouvoir l’intérêt de la biodiversité dans la région. En effet, ce lieu est idéal pour se détendre et offre par la même occasion des informations scientifiques et éducatives.

Le Pérou a une position géographique et des conditions agroécologiques spéciales faites de climats variés et des microclimats. Il comporte 84 zones de vie sur les 114 existantes et se trouve parmi les 12 pays ayant la plus grande diversité biologique de la Terre, aussi connus sous le nom de« pays mégadiversifiés ». Ce nom leur vient du nombre d’espèces, des ressources génétiques et de la variété des écosystèmes. On suppose que parmi les 25’000 espèces de plantes connues, 17’144 sont des plantes à fleurs (Angiospermas et Gimnospermas), dont 5‘354 sont des espèces endémiques (32,23%).


Jardin botanique

Zurite

LES PLANTES MÉDICINALES

L’usage des plantes médicinales au Pérou est aussi ancien que la culture andine. Beaucoup de connaissances sont ancrées dans le savoir populaire mais l’excessive « modernisation » de la médecine occidentale a rendu ces connaissances obsolètes et d’une certaine manière, a fini par les oublier. Dans ce contexte, l’usage de plantes médicinales a été et sera toujours une alternative préventive et curative pour la santé. Mais comme toute ressource naturelle, les plantes médicinales sont sujettes à l’extraction de masse. Leur simple récolte et leur consommation ne seront seulement garanties que s’il existe des normes qui assurent leur qualité et leur vertu.

LES TYPES DE PLANTES CULTIVÉES

Parmi les principaux types de plantes locales qui se cultivent dans le Jardin, on trouve:

  • Des arbres fruitiers
  • Des plantes ornementales
  • Des plantes médicinaless
  • Des tubercules

L’ETHNO-CONNAISSANCE

L’ethno-connaissance est en étroite relation avec l’existence de la flore. En effet, tant qu’il existera des ressources végétales, il y aura quelqu’un qui les connaîtra, qui les emploiera et qui les utilisera. La destruction des forêts et l’exclusion de sa diversité végétale aura un effet comparable à celui d’un incendie dans une bibliotèque dans le monde occidental.

POURQUOI ?

Face à la perte d’écosystèmes naturels, l’actuelle conservation hors site se présente comme une alternative qui, en plus de sensibiliser et promouvoir l’intérêt public pour la biodoversité, génère une information pour garantir activement les programmes de conservation.

Au Pérou, il existe 5’000 variétés de plantes, parmi lesquelles on compte 1’044 espèces de plantes médicinales, 1’608 des plantes ornementales, 134 espèces colorantes et 179 espèces toxiques.

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